Vendredi 24 juillet 1998

 

Il a plu une grande partie de la nuit et les affaires que nous avions mises à sécher n’ont malheureusement pas pu le faire.

Quoiqu’il en soit, nous quittons Grant Bend sur un sentiment d’insatisfaction. Direction Owen Sound et outre quelques arrêts pour trouver du change, route sans histoire.

Peu après notre arrivée dans la ville, et alors que nous nous promenions tranquillement sur la 2nd Av. en parlant français, nous sommes abordés par une locale toute contente de voir des français. Il faut dire qu’en plus de notre réputation (les Français), nous sommes particulièrement beaux, enfin surtout moi. Bref, il est 21h-15 et nous la suivons elle et une copine vers Sauble Beach. Petites courses d’alcooliques et nous voilà dans un petit port où les parents de la copine arrivent pour nous prendre en bateau jusqu’à une petite île où ils y ont une maison. Nous en repartirons un peu plus tard, de nuit, sur une bicoque en métal : guère rassurant. Premier trésor : une adresse pour Ottawa. On s’en va ensuite boire dans un bar l’équivalent local du " dragibus ", le " Shooter Bubble Gum ". Ensuite, départ pour le Bayles, petite boîte qui doit faire resto la journée et chambre à coucher la fin de la nuit. Surprise suprême, un groupe entame vers deux heures un " on est les champions " qui laisse éclater ma joie. Il apparaîtra ensuite que Ben se montre un leader de chanson footballistiques à coups de : " et 1, et 2, et 3-0 ", de " mais ils sont où les Brésiliens ". Seuls regrets, il a oublié " si tu vas à Rio, n’oublie pas que tu as prie 3-0 ". 2h20 du matin, il est l’heure de rentrer. Peu après la sortie de la boîte, nous sommes interceptés par les flics qui opèrent comme dans les films, mais en bien plus sympa. Heureusement, il n’y a pas eu d’Alcotest.

Petite phrase d’humour : à " where are you come from ? ", je réponds : " Paris, France ". Voilà, sur le moment, c’était drôle.

 

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